En étudiant, sur les populations actuelles, des marqueurs liés au chromosome Y (uniquement porté par les sujets de sexe masculin), certains auteurs ont individualisé plusieurs vagues migratoires majeures. La première, semblant dater de 30 à 35 000 ans, est objectivée par le marqueur M173, mutation qui est apparue à cette époque au niveau de la jonction Europe/Asie. La deuxième vague sensée s’être produite il y a environ 25 000 ans est illustrée par la mutation M170 dont l’origine est située au Proche Orient. Il a été suggéré de façon très contestable que ces deux marqueurs pouvaient représenter les signatures génétiques respectives de l’avènement des cultures gravettiennes et aurignaciennes. Les Basques actuels ont la particularité de présenter les fréquences parmi les plus élevées de ces deux marqueurs « pré-néolithiques » au sein des populations européennes. Cela renforce l’hypothèse d’une installation de ce peuple dans la zone ouest pyrénéenne dès le Paléolithique Supérieur avec ensuite au fil du temps conservation de ces caractéristiques sous l’effet de la dérive génétique et d’un degré relativement élevé d’endogamie.
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