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Le scénario actuellement privilégié quant à la naissance de l’homme moderne place son origine au niveau de l’Afrique de l’Est il y a environ 100-150000 ans (théorie de l’origine monocentrique dite « out of Africa ») d’où il a migré ensuite vers les autres régions du globe. Plusieurs évènements lointains sont à l’origine de la structuration génétique de l’Europe actuelle.

On pense que les premiers groupes humains ont occupé l’Europe occidentale il y a 35 à 40 000 ans. Lors de la dernière glaciation survenue il y a environ 20 000 ans des communautés réussirent à y subsister dans un certain nombre de zones refuges possédant des climats plus favorables. L’une d’entre elles correspond à la zone aquitano-ibérique.

Après amélioration des conditions thermiques, le repeuplement de l’Europe aurait été assuré grâce à l’expansion de ces populations ayant survécu dans ces régions. Un autre phénomène important, c’est l’apparition de l’agriculture ou révolution néolithique, initiée il y a environ 10 000 ans à partir du Moyen-Orient.

Les premiers agriculteurs ont migré vers l’Europe de l’Ouest emmenant à la fois leurs gènes et leur patrimoine culturel. Parmi les modèles d’études disponibles, les généticiens des populations utilisent en particulier le chromosome Y et l’ADN mitochondrial qui, échappant au phénomène de recombinaison lors de la méiose, permettent d’explorer avec un certain degré de fiabilité respectivement les lignées paternelles et maternelles.

Les travaux menés sur le chromosome Y et l’ADN mitochondrial ont permis de constater qu’en moyenne la population européenne autochtone actuelle possédait dans son patrimoine génétique environ 75 % de motifs ayant une ancienneté pré-néolithique, le reste correspondant principalement à l’apport génétique lié aux migrations des premiers « agriculteurs » en provenance du Moyen Orient.


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