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Le clonage un processus naturel

Un clone est un individu génétiquement identique à un autre. Malgré le débat légitime que suscite aujourd’hui le clonage, cela reste un processus ancien voire naturel pour certains organismes.

Le mode de reproduction des bactéries et virus donne naissance à des clones.La reproduction cellulaire, travail aujourd’hui routinier en laboratoire, permet de cloner des cellules pour les multiplier sur des milieux de culture.

L’agriculture et la nature se sont vite emparées des clones : les greffes et bouturages engendrent des plantes génétiquement identiques.

Et les vrais jumeaux alors ?

Et bien oui, ce sont des clones. Le processus est la scission de l’embryon à un stade très précoce de la grossesse. Les deux individus en devenir sont issus du même œuf, et possèdent par conséquent le même patrimoine génétique.Contrairement aux animaux clonés aujourd’hui en laboratoire, les jumeaux possèdent aussi le même ADN mitochondrial !

Aujourd’hui, on appelle le plus souvent « clone » les organismes issus du transfert d’un noyau de cellule dans un ovocyte énucléé.

Ces organismes possèdent alors le même patrimoine génétique que celui donneur du noyau.  La reproduction humaine ou animale est un processus où la notion de hasard est fondamentale entre les différentes générations.

Processus naturel de reproduction humaine

La reproduction humaine comporte une notion fondamentale : celle du hasard.

Pourquoi chaque individu est il unique ?

Il existe plusieurs sources de différences.

L’information génétique est située dans le noyau des cellules : ce sont les molécules d’ADN qui forment nos chromosomes, sièges de l’ensemble de l’information génétique.

La molécule d’ADN est capable de s’auto reproduire grâce à des protéines. Ce système permet à chaque cellule d’avoir le même patrimoine génétique.Mais comme tout processus, il n’est pas infaillible : il existe des possibilités d’erreurs. L’accumulation de ces différences contribue à l’évolution de l’homme en particulier lorsque ces erreurs interviennent au cours de la fabrication des gamètes.

Une autre source de différence entre les individus réside dans le processus de recombinaison des chromosomes : il s’agit d’appariement des chromosomes homologues dans les cellules avec échange de matériel génétique lors de la fabrication des gamètes.

L’accumulation d’erreurs lors de la réplication d’ADN associée au phénomène de recombinaison donne naissance à un individu qui possède de nouveaux chromosomes. Chaque être qui nait est différent de ses parents ce qui confère son unicité.

Qu’est ce que le clonage ? chez une brebis par exemple.

Dans un premier temps, il faut prélever des cellules somatiques (cellule de peau par exemple) chez une brebis donneuse (celle dont ou veut obtenir le clone) pour les mettre en culture : l’objectif est d’obtenir plusieurs cellules afin d’en extraire leur noyau.

Par ailleurs, on prélève chez une brebis B un ovocyte.

On récupère le noyau de la brebis donneuse pour l’insérer dans l’ovocyte énucléé (dont on extrait le noyau, donc le matériel génétique) au préalable. Inutile de féconder cet ovocyte car il contient déjà l’ensemble du matériel génétique présent dans le noyau de la brebis donneuse et pourra donc se développer pour donner un individu « complet ».

L’ovocyte est ensuite réimplanté dans l’utérus de la brebis.

Si l’embryon parvient à se développer (car il faut noter que cela reste un processus avec un risque d’échec élevé), la brebis B donnera naissance à une brebis génétiquement identique à la brebis donneuse : c’est un clone.Il n’y a absolument pas de matériel génétique provenant de la donneuse d’ovocyte.

Ce mode de reproduction est synonyme d’absence totale de brassage génétique, d’erreur éventuelle lors de la fabrication de gamètes.

C’est un processus dit déterminé que l’on peut opposer au hasard de la fécondation lors de la reproduction sexuée.

 

Clonage à visée thérapeutique 

La notion de clonage thérapeutique est née de la volonté de fabriquer des autogreffes afin de supprimer les phénomènes d’immunocompatibilité.

C’est un problème récurent pour les personnes en attente de greffe. Fabriquer un greffon à partir de ses propres cellules permettrait d’empêcher le processus de rejet de greffe.

La technique est la même que pour le clonage d’un organisme mais le processus est interrompu.

Il s’agit de prélever le patrimoine génétique de la personne malade, d’introduire le noyau dans un ovocyte énucléé.Lorsque l’embryon (qui a alors le même patrimoine génétique que le patient) commence son développement, le processus de clonage est interrompu pour prélever des cellules souches embryonnaires.

Ces cellules souches embryonnaires sont capables de se différencier en tout type de cellules : cellules musculaires, neurones, cellules sanguines,….

En orientant la culture de ces cellules embryonnaires, les scientifiques « fabriqueraient » alors un organe greffon pour la personne malade.

 


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