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Dans des cas très particuliers un diagnostic préimplantatoire (DPI) peut être proposé. Cela peut être par exemple le cas d’un couple porteur d’une maladie très grave chez qui plusieurs diagnostics prénataux ont été réalisés, révélant chaque fois que le fœtus était atteint, et qui ont été suivis d‘interruptions médicales de grossesse. Afin d’éviter cette nouvelle épreuve, le diagnostic préimplantatoire peut être proposé. Sur des embryons obtenus par fécondation in vitro, une cellule est prélevée. Le test génétique permettant d’établir le diagnostic (il pourra s’agir d’un examen chromosomique ou moléculaire) est alors réalisé, ce qui permettra d’indiquer quels embryons sont atteints et lesquels sont indemnes de la maladie. On réimplantera alors un ou plusieurs embryons indemnes dans l’utérus de la future maman.La réalisation d’un diagnostic préimplantatoire est techniquement difficile et exige des conditions opératoires très strictes. En effet, on dispose de très peu de matériel biologique pour réaliser le test (une seule cellule). Chacune des étapes de ce processus restent à réaliser : le risque d’échec demeure élevé. En France, seuls trois centres sont habilités à réaliser ces tests, l’un à Montpellier, l’autre à Paris, le dernier à Strasbourg. Une utilisation particulière du DPI concerne la possibilité de choisir un embryon qui sera immunocompatible avec un frère ou une soeur aîné(e) atteint(e) d'une maladie. Le but est alors double : donner naissance à un enfant qui sera indemne de la maladie, et qui pourra également devenir un donneur de cellules, de tissu ou d'organe à son frère ou sa soeur aîné(e). C'est l'approche dite du bébé du double espoir. Ceci n'est pas sans soulever des questions éthiques. Ecoutez notre document audio sur ce sujet.
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