Les dossiers de Planète Géne

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Bioreporters et bioremédiation

La biotechnologie environnementale, c’est quoi ?

Qu’est ce qu’un Bioreporter ?

Comment fonctionne un Bioreporter ?

Un exemple concret : la détection du mercure (II) dans l’eau

La pollution au mercure : un réel problème environnemental

Des OGM, spécialistes de la détection du mercure

Des applications diverses

La bioremédiation, c’est quoi ?

La bioremédiation, une nouvelle technologie ?

Exemple de bioaugmentation chez une souche E.coli

Alors comment accroître la capacité de fixation du mercure par de la bactérie E.coli au mercure ?

Les plantes génétiquement modifiées, l’avenir de la dépollution ?

Des recherches en cours

Concernant les Bioreporters

A propos de la Bioremédiation

La question des OGM

Concernant les Bioreporters

Les Bioreporters constituent une méthode de détection quantitative des polluants efficace et peu coûteuse. Très sensibles, ces détecteurs biologiques non envahissants sont faciles d’utilisation et ne nécessitent pas l’intervention d’un personnel spécialisé. En effet, la surveillance d’un dispositif lumineux, par exemple, exige moins d’expertise, contrairement aux méthodes de détection conventionnelles. Ils sont par ailleurs pratiques et facilement transportables grâce à leur petite taille : un Bioreporter mesure environ deux millimètres de côté et le dispositif entier est de la taille d’une boîte d’allumettes. De plus, les bactéries sont des micro-organismes présents dans divers milieux, même les plus extrêmes : les Bioreporters constituent donc un outil biotechnologique capable de détecter un polluant quel que soit l’environnement.

A propos de la Bioremédiation

La bioremédiation est une méthode émergeante  qui tend à s’affirmer comme une alternative intéressante aux actuelles technologies de réhabilitation des sites. En effet, les techniques physico-chimiques transfèrent le contaminant d’un endroit à un autre alors que les méthodes de bioremédiation éliminent complètement le polluant. La modification génétique des bactéries utilisées a également permis d’accélérer les processus naturels de dégradation des contaminants : l’insertion de nouveaux gènes permet la dégradation d’un grand nombre de composés dangereux et la bactérie peut se développer en présence d’un composé qui lui était auparavant toxique.

Bien que prometteuses, ces méthodes naturelles de décontamination font face à certains problèmes d’ordre technique. Le traitement des sols contaminés peut nécessiter un transfert vers un lieu de traitement : c’est ce qu’on appelle la biorestauration « ex situ ». Des micro-organismes naturels ou génétiquement modifiés sont alors ajoutés aux boues contaminées. Cette démarche fait appel aux bactéries qui sont naturellement dominantes sur le site à décontaminer : habituées à l’environnement toxique, elles peuvent s’y développer librement. Cette méthode coûte cher. Le sol peut également être restauré directement sans le remuer : on parle alors de restauration « in situ ». Elle est très adaptée à la décontamination de petits plans d’eau ou de sols en surface mais ne fonctionne pas très bien pour les zones profondes telles que les nappes souterraines.

La phytoremédiation a été mise en pratique aux Etats-Unis : cette technique peu coûteuse permet aujourd’hui l’élimination des métaux lourds.

La question des OGM

La modification génétique des bactéries et des plantes pour la détection et la décontamination de sites a ouvert des perspectives intéressantes en matière de protection durable de l’environnement. Bien qu’avantageuses, ces méthodes suscitent cependant une véritable controverse au sein de la société car elles impliquent l’utilisation d’OGM : en effet, les micro-organismes naturels ont appris à s’adapter aux changements de température, de contenu d’eau et de quantité de substances nutritives. Ils luttent efficacement contre les contaminants et colonisent l’environnement. Les organismes génétiquement modifiés, eux, ont été conçus en laboratoire ; il leur est donc particulièrement difficile de survivre aux fluctuations du milieu naturel. L’utilisation de bactéries et de plantes génétiquement modifiées ne poserait donc aucun problème puisque ces OGM ne semblent pas pouvoir se répandre dans l’environnement. Mais la possibilité d’un transfert de gènes des bactéries modifiées vers les bactéries naturelles ne peut être exclue et il existera toujours un risque dans l’utilisation « in situ » de micro-organismes génétiquement modifiés tant que leur comportement dans l’environnement extérieur ne sera pas connu.

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