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Dossier : Bioreporters et bioremédiation

Bioreporters et bioremédiation

Des OGM au service de l'environnement!

Le développement des activités humaines s’accompagne d’impacts sur les écosystèmes. Les activités industrielles émettent des composés chimiques, tels que des éléments traces (historiquement appelés métaux lourds) qui peuvent contaminer les eaux, l’air et les sols, mettant en péril les différents cycles biogéochimiques.

A l’heure où la protection de l’Environnement devient une priorité d’ordre public, les biotechnologies offrent de nouvelles perspectives pour préserver des écosystèmes. Des bactéries, des champignons et des plantes, naturellement résistantes à certains polluants, sont aujourd’hui utilisés pour détecter, confiner ou éliminer des substances potentiellement toxiques. Certains organismes sont génétiquement modifiés afin d’augmenter leurs capacités ou leur conférer de nouvelles propriétés.

De cette recherche biotechnologique, sont nés les Bioreporters : ces bactéries détectent des substances potentiellement toxiques et émettent un signal mesurable par l’homme. Certaines techniques de bioremédiation, ayant pour but l’assainissement des risques ou la décontamination d’un milieu à l’aide de plantes ou de micro-organismes, ont également bénéficié de l’essor du génie génétique : les organismes sont génétiquement modifiés pour prélever, stocker et/ou métaboliser des polluants contenus dans le sol ou l’eau. Même si la biotechnologie environnementale semble aujourd’hui être une solution complémentaire d’avenir pour traiter la contamination des milieux, elle fait face à certaines limites techniques et soulève des questions d’ordre éthique. Bien évidemment, la limitation de sources de contamination, dont les rejets industriels font partie, doit rester une priorité malgré tout.

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